Image de couverture (Les coïncidences exagérées)

"J'avais en ce temps-là de noirs éblouissements et courais les champs de mines avec une distraction de décapité. La réalité m'était un embarras. Je ne supportais pas l'ironie des miroirs. La poésie était l'autre nom de l'amour, celui qu'on tait, les yeux brûlés."
H.H.

C'était un 17 septembre, à Paris. Hubert Haddad avait vingt ans. Debout sur le rebord de sa fenêtre, au quatrième étage d'un immeuble de la rue Pastourelle, complètement nu, il allait se jeter dans le vide. Un jeune homme est entré par hasard juste à ce moment-là, un ami. Il est allé vers lui, et, à la manière d'un ange, il a su trouver des mots simples pour le détourner de ce geste qui lui aurait été fatal.
À partir de ce jour-là, ce "jour de la vérité", Hubert Haddad, en poète et en peintre, dessine ici un autoportrait vibrant, énigmatique, presque halluciné. Échos d'un jour lointain à un présent brûlant, étranges coïncidences qui font réapparaître les êtres essentiels de sa vie, passion pour la littérature et les mots qui vous sauvent. Un magnifique récit qui éclaire toute son œuvre.